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Bulletin de liaison janvier 2012
Bonjour à tous ! Le bulletin de liaison annuel des associations ARM et ERM vient d'être envoyé...
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| Des coeurs pour un coeur ! |
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J’ai rencontré TSIGE (prononcer ‘tsigué’ – signifie ‘grâce’) pour la première fois en juillet 2010. Elle habite le village de BITTA-WOSHI, vers BONGA, dans la province du KAFFA, dans le sud de l’ETHIOPIE. Ne le cherchez pas sur une carte, vous ne le trouverez pas.
A BITTA WOSHI, il n’y a ni eau, ni électricité, ni ligne téléphonique. Seule une piste passe par là. Situé au coeur d’une région de tradition animiste gouvernée par des petits rois locaux, le village est devenu éthiopien sous l’empereur MENELIK II à la fin du XIXème siècle. Cette annexion a ouvert la voie à de nombreuses migrations d’Ethiopiens venus du nord, soumis régulièrement à la sécheresse et à la famine.
Les premiers missionnaires catholiques ont alors accompagné les mouvements migratoires. Ainsi est née la paroisse de BITTA-WOSHI dont Abba GIRMA, prêtre lazariste, est le curé. Comme tous ses confrères, le père GIRMA est submergé de demandes d’aide. Autour de lui il n’y a qu’extrême pauvreté et misères de tous types.
Avec courage il fait avancer projets individuels et collectifs. Nous avons déjà eu l’occasion d’en financer plusieurs. Aussi m’a-t-il présenté TSIGE en ce mois de juillet. Je n’étais pas venu les mains vides. En effet TSIGE, orpheline de père et de mère et sans aucune famille proche vit seule. Sa famille est à la paroisse et le père GIRMA son tuteur et protecteur. Parrainée depuis plusieurs mois, TSIGE, avait décidé d’arrêter ses études supérieures au mois de juin 2010. Son BTS de secrétariat était insuffisant pour lui assurer un emploi, et elle ne souhaitait pas continuer au-delà car elle pensait ne pas pouvoir mener à terme un cursus universitaire long.
Mais TSIGE est entreprenante, imaginative et à l’intelligence pratique. Aussi avait-elle envisagé d’ouvrir un bureau de secrétariat, version moderne de l’écrivain public très nécessaire dans cette région où le taux d’analphabétisme dépasse 50%. Elle s’est installée dans la ville la plus proche où l’électricité arrive et où les clients sont nombreux. Je lui avais apporté deux ordinateurs tirés de notre stock de dons en matériels auxquels nous avons ajouté la prise en charge de la location de son local pour la première année et un versement de 6 600 birrs éthiopiens (300 €) pour l’achat d’une imprimante et d’un onduleur. TSIGE était des plus heureuses. Son rêve se réalisait.
Mais voilà que le 28 décembre, en la fête des Saints Innocents, je reçois un email du père GIRMA qui m’annonce une bien triste nouvelle. TSIGE est atteinte d’une maladie cardiaque ! Elle est empêchée de travailler. Les traitements qu’on lui administre depuis quelques mois sont inefficaces. Son seul espoir est une opération, qu’une récente clinique d’ADDIS ABEBA, spécialisée dans les problèmes cardiaques, dit pouvoir réaliser avec de grandes chances de succès. Cette intervention devrait résoudre définitivement son problème. Il reste à en assumer le coût : 100 000 birrs soit environ 4 500 €.
Nous avons besoin de coeurs pour ce coeur. Merci pour TSIGE. (chèques à l’ordre de ARM – TSIGE ou virements en ligne à l’adresse : http://laboutique.jeparraine.com).
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| Histoires de parrainage... |
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| Bricktawit, petite fille de 10 ans... |
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Bricktawit, petite fille de 10 ans, arrive à pied et en haillons, en fin d'après-midi au Bureau des Affaires Sociales d'une grande ville d'E... |
Bricktawit, petite fille de 10 ans, arrive à pied et en haillons, en fin d'après-midi au Bureau des Affaires Sociales d'une grande ville d'Ethiopie. Elle tient à la main sa petite sur Selam âgée de 4 ans. Elle porte dans son dos son petit frère Dawit qui n'a que 11 mois. Leur maman vient de mourir du sida, leur papa, toujours vivant, est malade mental et les frappe parfois très violemment. Que faire ? Le Bureau des Affaires Sociales n'a aucun moyen financier, pas plus que de foyer où les placer. Doivent-ils errer dans la rue en proie à tous ses dangers et vivre de mendicité ? Non, le chef du Bureau des Affaires Sociales trouve une famille qui, elle-même de condition très modeste, n'acceptera de les garder et de prendre soin d'eux que si une aide financière lui est attribuée. Cette aide viendra d'un parrain de Jeparraine.com. Bricktawit, Selam et Dawit sont sauvés ! |
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